
Auteur : V.L. Locey
Maison d’édition : Auto-édité
Lecture Plaisir
Hockey sur glace – Romance M/M – Feel-good
L’un vient de Flushing, dans l’État de New York, l’autre vient d’Amboise, en France. Mondes, sarcasmes et passions s’apprêtent à se heurter avec fracas !
Phil Greco est ce joueur que tous les adversaires – et leurs supporters – détestent, mais que chacun rêve secrètement de voir dans son équipe. Greck est grande gueule, plein de fougue, et sait appuyer là où ça fait mal avec une facilité déconcertante. Ayant grandi dans une large fratrie, il a vite compris qu’il devait se battre pour obtenir ce qu’il voulait, et c’est ainsi qu’un petit gars non repêché de Flushing est arrivé là où il en est. Il n’y est pas parvenu sans une bonne dose de baratin, de cran, et d’esprit. En général, cet esprit et cette ténacité suffisaient à lui assurer la première place dans la mêlée, mais pas avec Henri Gaudion, propriétaire du domaine viticole Gaudion. Depuis leur première rencontre, des étincelles ont jailli. Phil ne comprend pas pourquoi ce vigneron français élégant, bien habillé et séduisant le met autant sur les nerfs. Ils n’ont rien en commun, mis à part leur amour de Watkins Glen, alors pourquoi Phil se sent-il irrésistiblement attiré par ce grand homme mince à l’esprit acéré ? Certes, Henri est beau et le pousse à rester sur ses gardes, mais Phil n’est pas du genre à tomber sous le charme d’un riche héritier précieux. Quelle absurdité de croire qu’un voyou comme lui pourrait se dégoter un homme comme Henri ! Non pas qu’il ait envie de se dégoter ce vigneron snob, bien sûr…
Henri Gaudion, lui, n’a pas de temps à perdre avec les pitreries ni avec ceux qui s’y adonnent, surtout pas avec des fanfarons mal dégrossis sur des patins. Oui, il aime le hockey. Recevoir chaque dimanche, dans son chalet surplombant le lac Seneca, l’équipe des Gladiators et quelques notables du coin pour un brunch lui plaît aussi – mais uniquement pour sauver les apparences. Depuis la mort de son père, il consacre sa vie à faire de ses terres héritées le berceau des meilleurs vins et champagnes de la région des Finger Lakes. Pourtant, derrière les volets fermés, quand tombe le masque d’érudit, Henri est un homme seul au cœur brisé. Et il n’a aucune place dans sa vie pour un petit bonhomme tapageur, au sourire éclatant, aux clins d’œil effrontés, et aux histoires hautes en couleur, racontées avec un fort accent, sur une grande famille italienne de… Flushing, New York, sérieusement. L’attirance qu’il ressent pour Phil Greco ne peut être qu’un bug dans le système, ou le signe qu’il a passé trop de temps dans les salles de dégustation. Quelle qu’en soit la raison, il n’est pas question de laisser ce sentiment s’épanouir. Deux hommes aussi incompatibles ne pourraient pas tomber amoureux. N’est-ce pas ?
Je continue à découvrir cette série.
Ce tome m’a moins emballé que les autres. Le duo Henri/Phil fonctionne pourtant bien. Comme on dit les opposés s’attirent, mais je ne sais pas, j’ai ressenti comme une gêne tout au long de ma lecture.
L’auteur veut faire passer Phil pour le bout en train de l’équipe et ici, j’ai plus eu l’impression de tomber sur le « simple d’esprit » de service. Peut être que cela vient de la traduction ? Vraiment ce sentiment de malaise ne m’a pas lâchée et j’ai eu du mal à apprécier pleinement cette histoire. Pourtant tout est réuni pour vivre une romance pleine de bienveillance et d’amour sans grand drame qui aborde des sujets sensibles.
Une lecture en demie teinte pour moi.
– Le style de l’auteur
– L’ambiance générale du roman
– Le duo Phil/Henri
